vendredi 9 décembre 2011

Shame, un film à aller voir dès aujourd'hui sans aucune honte


Le film aborde de manière très frontale la question d'une addiction sexuelle, celle de Brandon, trentenaire new-yorkais, vivant seul et travaillant beaucoup. Quand sa sœur Sissy arrive sans prévenir à New York et s'installe dans son appartement, Brandon aura de plus en plus de mal à dissimuler sa vraie vie...




Critique : Après Hunger voici Shame, deuxième film de steve Mcqueen; après la faim, la honte. Sans aucun doute son premier film avait déjà mis un grand coup de marteau à sa sortie et par la même occasion révélé une star, michael Fassbender, si le coup n'est pas aussi fort, ni aussi net ici il est bel est bien là, un coup appuyé avec une virtuosité indéniable. Steve McQueen plasticien hors pair, transforme avec aisance, images en tableaux, couleurs en peinture. Ces dégradés de bleu nous accompagneront tout le film et évolueront avec Brandon( fassbender), dans ce parcours du combattant du sex-addict new-yorkais.  Les émotions s'insinuent dans les silences et se gravent dans les images, on retrouve indéfectiblement les bonnes ficelles du cinéma d'auteur. Hélas, c'est par cet esthétisme permanent et cette mise en scène parfois "too much" qu'on sors du film comme ratrapé par le fait que ce n'est juste qu'une fiction tourné sur pellicule après tout. Malgré ça , la force inébranlable de Fassbender à faire vivre son personnage, et le regard passioné de McQueen viendront à bout de ces quelques écarts de forme pour revenir à ces séances sexuelles, ivresses matérialistes, enmurements intellectuels et autres fantaisies de la bien triste figure sociale qui nous observe et nous hante.... un film de notre temps. 9/10

mercredi 30 novembre 2011

hara-kiri : la mort d'un samourai aujourdhui en salle


Voulant mourir dignement, Hanshiro, un samouraï sans ressources, demande à accomplir un suicide rituel dans la résidence du clan Li, dirigé par le chef Kageyu. Essayant de décourager Hanshiro, Kageyu lui conte l’histoire tragique d’un jeune ronin, Motome, venu récemment avec la même requête. Hanshiro est traumatisé par les détails horrifiants du sort qui fut réservé à Motome mais il persévère dans sa décision de mourir dans l’honneur. Au moment de se faire hara-kiri, il présente une ultime requête : il désire être assisté dans son acte par trois lieutenants de Kageyu, qui sont absents tous les trois, par une étrange coïncidence. Méfiant et furieux, Kageyu demande à Hanshiro de s’expliquer. Ce dernier révèle ses liens avec Motome et livre le récit doux-amer de leurs vies. Kageyu comprendra bientôt que Hanshiro s’est lancé dans une épreuve de force. Les codes de la chevalerie des samouraïs s’en trouveront bousculés dans leurs certitudes, pour mieux réapparaître dans leur humanité.


Critique : Miike est de retour, enfin en quelque sorte... En effet ce réalisateur hors norme, à la trilogie tonitruante ( Dead or alive ), met de son côté tout ce qu'il a fait jusqu'à présent pour nous proposer un film à la mise en scène classique,discrète voir même effacée. Fini les grandes guignoleries, les fins à dormir debout ou autres extravagances; ici on parle de samouraï et d'honneur et ça, ça ne rigole pas ! Fans de l'univers de miike, attendez vous à ne pas retrouver l'univers escompté. Maintenant que ceci est dit, passons au film lui même, remake du film de 1962 de Kobayashi. Dès les premières minutes on ressent le respect que l'auteur a envers le sujet qu'il traite, rien n'est laissé au hasard, et l'attitude " samouraï " cherche à tout prix à être conservé sans aucune bavure. Le film en ressort un peu linéaire, et froid; la discipline dévore trop le pas sur l'émotion et nous laisse donc à demi satisfait. Un sentiment de retenu permanent se dégage, que ça soit dans le jeu des acteurs, dans le montage, même la musique est trop discipliné et n'ose pas s'envoler aux moments les plus dramatiques. On se demande si Miike par trop grand respect envers Kobayashi ne s'est pas refusé de réalisé le film qu'il voulait et c'est plutôt contenté d'un pâle remake qui à toutefois le mérite de remettre au goût du jours un cinéma délaissé.. Comme dévoré par la peur de salir l'oeuvre original. Enfin ne soyons pas tout noir, car de sa rigueur permanente et de son soucis du détail, Hara-kiri : la mort du samouraï inspire le respect et dégage une classe outrancière. Comme si les samouraïs n'étaient que porcelaine figés dans l'histoire, et que la seule souillure qui leur était permis était celle de leur propre sang, lors de leur mise à mort. 7/10

samedi 12 novembre 2011

Exclusif : avant première de DONOMA + interview portrait de son réalisateur



C'est avec enthousiasme que débarqué hier toute l'équipe de DONOMA, film guérilla comme son réalisateur le baptise. C'est avec un modeste budget de 150 euros que Djinn Carrénard est arrivé à monter ce projet avec toute une petite équipe soudée, bénévole et volontaire. Donoma n'attend pas, Donoma vient vous chercher!


Une enseignante s’engage dans une relation ambiguë avec le cancre de sa classe de lycée professionnel ; une jeune femme déçue en amour décide de court-circuiter tous ses critères conscients et inconscients de choix, en sortant littéralement avec le premier venu ; la dernière histoire met en scène une jeune fille agnostique qui va être amenée à se poser des questions sur la religion chrétienne. Elle va au cours de son questionnement rencontrer un jeune homme un peu marginal et très croyant. Toutes ces histoires se croisent sans s’influencer, et trouvent une symbolique dans le lever de soleil qui donne son nom au film : Donoma (Le jour est là).



Critique : C'est dans une salle comble que nous acceuillons cet ovni cinématographique, en déplacement perpétuel, à la recherche de nouveaux publics. Moins d'une dizaine de comédiens, et un réalisateur à l'énergie communicative viennent défendre leur film, un film fait avec le coeur comme l'illustre l'affiche. Ici il n'est pas question d'histoire de gros sous mais plutôt question de cinéma. L'oeuvre qui dure un peu plus de deux heures construit comme un film chorale, éblouit par une générosité et une sincérité débordante des acteurs. Les histoires s'entrelassent sans forcer le trait, et la caméra cherche à capter chaque instant, chaque secondes d'une intimité fascinante. Même si la technique peut être parfois un peu calamiteuse, l'authenticité du regard du réalisateur nous le fait très vite oublié. C'est avec peu de fausses notes qu'on se laisse conduire à travers se voyage qui en fascinera plus d'un bien qu'il n'aurait pas souffert d'être emputé d'un gros quart d'heure. Depuis Gaspar Noé, Djinn Carrénard se présente comme le réalisateur français au regard le plus singulier.
8/10 mais 10/10 pour la performance .

Interview portrait d'un jeune réalisateur : Djinn Carrénard

Mycineblog : Bonjour Djinn, alors tout d'abord est ce que pour toi faire des films est un rêve d'enfance ou plutôt quelquechose qui est venu à toi progressivement ?

Djinn Carrénard : En fait, j'ai eu le déclic je devais avoir 22ans., c'est très marrant parceque j'ai l'impression qu'il y a des gens qui naissent réalisateur. Avant 22 ans j'ai jamais pensé à l'être et puis j'ai lu un bouquin d'un réalisateur, Spike Lee qui parle de ce qu'est l'aventure de faire un film. Et là, je me suis pas dit je veux être réalisateur mais plutôt : ah, en fait je suis réalisateur. Après avoir lu ce bouquin, j'ai eu la conviction que c'est ce que je devais faire. C'est un mélange de vocation tardive et de quelque chose qui m'a accompagné au long cours.

Mcb : Qu'est ce qui t'a amené à la réalisation de Donoma ?
DC : j'ai d'abord fais pas mal de court métrage, pas mal de clips et puis j'ai eu la sensation d'être prêt, dans le sens où en tant que réalisateur, il faut apprendre à apprendre à s'exprimer avec des images. Tu prend un alphabet et à un moment donné tu arrives à dire des mots, puis des phrases et dès ce moment là il faut faire directement un long métrage.

Mcb : Tu pourrais nous parler de tes influences cinématographiques ?

DC : Jdirais beaucoup Inarritu, sa façon d'entremêler ces histoires et puis j'adore jim Jarmusch et sa manière de créer de l'intéret dans une scène à partir de pas grand chose. J'aime le cinéma du scénario et le cinéma du dialogue, un cinéma qui peut rendre une conversation entre 2 personnes intéressante.

Mcb : Si tu devais donner un film qui t'as marqué dans ta vie ?

DC : Jte dirais the anniversary party, sorti dans le début des années 2000. Ca raconte l'histoire d'un couple du réveil jusqu'au couché le jour de leur anniversaire de mariage. Et ça c'est un film que je revoie tout les ans, car c'est juste eux avec leurs amis dans leur barraque et t'apprend tout sur eux, sur leur vie. C'est vraiment mon film référence.

Mcb : On dit souvent que c'est le deuxième long métrage le plus difficile, alors sur quoi sera le prochain ?

DC : Le second parlera d'une jeune fille qui est en prison et qui a une semaine de permission et d'un jeune homme qui fait de la musique et qui est en train de devenir sourd. Alors oui c'est le plus difficile, parceque jvais bosser avec une boite de production, et je me sens obligé de le réussir. Je pourrais pas dépenser un million d'euros pour un film et dire ensuite, non il me plaît pas. Ce qui été bien avec Donoma, c'est que si il ne m'avait pas plû je l'aurais jeté à la poubelle et personne m'aurais demandé quoi que ce soit.

Mcb : Tu as prévu de travailler avec la même équipe ou plutôt de changer ?

DC : J'ai beaucoup envie de changer, mais tout dépend si donoma leur met le pied à l'étrier qu'ils méritent en tant que grand comédiens, car ils ont porté le film. Je suis très infidèle avec les comédiens donc ça me ferait énormément plaisir de rencontrer des gens différents. Mais comme je sais que c'est des gens très bon, je n'aurais aucun mal à retravailler avec eux.

Mcb : Alors le film guerilla c'est terminé et c'est une bataille gagné ?

DC : A l'échelle de Donoma, c'est une bataille gagné parcequ'on est partie de rien et on arrive à faire de l'ombre aux gros budgets. Mais c'est pas fini car c'est tellement agréable que je vais forcément y revenir.

Mcb : Et si tu avais un conseil à donner aux jeunes réalisateurs qui n'ont pas un sous ?

DC : Je leur dirai à ceux qui n'ont pas un sous comme à ceux qui sont milliardaires, ton premier film fait le sans argent et sans moyen. C'est une école formatrice et le seul moment où tu sera totalement libre de faire ce que tu veux. Montrons qu'on est pas tributaire du fric. L'art peut faire du fric mais le fric ne peut pas faire de l'art. 

Propos récoltés le  11/11/11

samedi 5 novembre 2011

Avant première de Sleeping Beauty !



Ce que les hommes lui font la nuit, Elle l'a oublié au réveil. Une jeune étudiante qui a besoin d’argent multiplie les petits boulots. Suite à une petite annonce, elle intègre un étrange réseau de beautés endormies. Elle s’endort. Elle se réveille. Et c’est comme si rien ne s’était passé…


Critique : Sleeping Beauty, enfant de la sélection cannoise, s'apprête à cette mi novembre à rentrer dans les salles. Difficile de parler de ce film, qui ne suscite hélas pas grand chose à part l'ennui. Basé sur un scénario qui aurait pu être passionant, la réalisatrice par une mise en scène poussive et maniérée, des scènes à l'enjeu douteux, et d'autres dont on comprend à peine le sens, laisse le spectateur à la porte. Dommage, car on ne peut que saluer la performance de Emily Browning . Hélas cette volonté féroce de construire des séquences pauvres autant dans leurs cadrages, leurs montages et leurs teneurs conduira cette oeuvre à sa perte.Adepte de perversions et autres vices, vous retrouverez quelques scènes bien senti, au regard aiguisé mais hélas qui n'ose pas, ou ont peur d'aller jusqu'au bout. Une âme en perdition pour un film qui se pert. Seule chose à retenir de ce film, le magnifique plan de la belle endormi. 4/10

dimanche 30 octobre 2011

Dossier spécial Halloween ! Retour sur 10 films qui ont marqué le cinéma d'horreur et d'épouvante ! (3/3)

Passons à notre ami Kubrick qui de films en films, à fait une petite escale du côté du fantastique et de l'épouvante avec le trop connu Shinning. (1980)




Jack Torrance, gardien d'un hôtel fermé l'hiver, sa femme et son fils Danny s'apprêtent à vivre de longs mois de solitude. Danny, qui possède un don de médium, le "Shining", est effrayé à l'idée d'habiter ce lieu, théâtre marqué par de terribles évènements passés...
Un film qui vogue entre thriller, épouvante et fantastique; un chef d'oeuvre culte qui n'a pas veillit pour un sous. De retour dans les salles pour l'anniversaire de son réalisateur cet été, nous avons pu apprécier l'étendu du savoir faire kubrick, sa mise en scène magistral, une musique envoutante, des acteurs effrayants. Tout est là pour passez un terrible moment avec la famille Torrance ... "Danny is not here Mrs Torrance..." 

 Le conseil Halloween : Un film qui pourra plaire à tout public désireux d'aventure mystérieuse.Un incontournable c'est certains. 
Retour sur Wes craven, avec une quadrilogie bien connu d'un tueur au masque culte. Scream (1997). 
Casey Becker, une belle adolescente, est seule dans la maison familiale. Elle s'apprête à regarder un film d'horreur, mais le téléphone sonne. Au bout du fil, un serial killer la malmène, et la force à jouer à un jeu terrible : si elle répond mal à ses questions portant sur les films d'horreur, celui-ci tuera son copain...
Craven joue sur de nombreux tableau, voguant entre parodie, suspence, horreur, à peine dans les salles que son tueur masqué et déjà dans toutes les bouches. Ce film puise sa force dans tout ces atouts allant jusqu'à un dénouement surprenant; réutilisant les règles du genre à son compte. Si Scream vous ferra sursauter il est clair que ce n'est pas le film le plus effrayant de cet article, d'ailleurs là n'est pas son but. 
Le conseil Halloween : le meilleur film à voir entre copains, et même à revoir. On passe un super moment avec tout ces personnages sympathiques. A noter que Scream 3 et 4 se regardent aussi avec beaucoup de plaisir. 

Car Halloween ne doit pas se prendre au sérieux, voici un film qui va vous épouvanter sans aucun doute ! Black sheep( 2008) de jonathan king. 
 Synopsis : Henry, citadin phobique des moutons, décide de suivre les conseils de sa thérapeute en retournant à la ferme familiale pour vendre ses parts à son frère aîné, sans se douter des expériences génétiques qui y sont menées sur les moutons.
Hillarant sans aucun doute, sanglant oui monsieur, innatendu, ou encore impressionant.Black sheep est un film qui existe bel et bien qui vous laissera les yeux écarquillés entre scènes à vous plier de rires et humour gore bien senti. Ici pas de pression, tout le monde pourra y trouver son compte sans sauter sur son fauteuil la peur au ventre. 


Le conseil Halloween : Si vous avez envie de vous détendre pour Halloween, tout en vous mettant dans l'ambiance, ce film est pour vous.

Si vous avez bien lu jusqu'ici, vous vous doutez qu'arrive l'heure du dernier film, pourtant plutôt que de conclure le sujet et ainsi oublier de nombreux grand noms de l'horreur tel l'exorciste, Evil dead, massacre à la tronçonneuse, Freddy, ou encore Carrie laissons plutôt une place vacante pour un film qui sera d'ailleurs peut être l'un de vos choix d'halloween.

D'ailleurs pour conclure, évoquons la nouvelle vague du film d'horreur, sans limite, barbare,  insoutenable deservi par un réalisme saisissant. Méconnu, souvent interdit, ou difficilement visionnable, abordons juste des noms de films pour les plus téméraires en quête de sensations fortes : August underground, film ayant deux suites, tortures et autres sévices camescope à l'épaule pour plus de réalisme.Et terminons sur un film, argentin semble-t-il, ayant fait scandale en festival, considéré comme insoutenable, créant malaises et bouffées de chaleurs depuis considéré comme LE film d'horreur le plus traumatisant jamais réalisé : Snuff 102.

Pour terminer je vous souhaite à tous un joyeux Halloween, de retour bientôt pour les films du mois, Tintin et autres bachibouzouk

Dossier spécial Halloween ! Retour sur 10 films qui ont marqué le cinéma d'horreur et d'épouvante ! (2/3)

Passons à LA septalogie du cinéma d'horreur : SAW. Si vous n'avez pas vu Saw( en tout cas le 1 )de James Wan vous vous devez de remédier à ça. ( Halloween oblige! ) Si évidemment je ne souhaite à personne d'avoir eu à subir les septs episodes( allant de plus mauvais en plus mauvais ) je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur Saw et même Saw 2 ( attention avec le 3 ça commence sérieusement à déconner).



Synopsis : Deux hommes se réveillent enchaînés au mur d'une salle de bains. Ils ignorent où ils sont et ne se connaissent pas. Ils savent juste que l'un doit absolument tuer l'autre, sinon dans moins de huit heures, ils seront exécutés tous les deux...
Voici l'une des situations imagnées par un machiavélique maître criminel qui impose à ses victimes des choix auxquels personne ne souhaite jamais être confronté un jour. Un détective est chargé de l'enquête...

Le conseil Halloween : Le premier saw tient autant du thriller que du film d'horreur, chirurgicalement réalisé vous passerez indéniablement un excellent moment de cinéma; pour les adeptes de jeux malsains et de gore le deuxième sera un enchantement!  Attention tout de même, pour les âmes sensibles préférer plutôt les gentils films de zombies !




Nous ne pouvions pas parler de film d'épouvante sans évoquer Dario Argento et son incroyable Suspiria ( 1976). D. Argento  réalisa de nombreux Giallo, on pourrait sans doute évoquer le fantastique Inferno, toutefois parmis ces films nous avont décider d'en choisir un; le plus aboutit sans aucun doute et aussi le plus effrayant.




Suzy, une jeune Américaine, débarque à Fribourg pour suivre des cours dans une académie de danse prestigieuse. A peine arrivée, l'atmosphère du lieu, étrange et inquiétante, surprend la jeune fille. Et c'est là qu'une jeune élève est spectaculairement assassinée. Sous le choc, Suzy est bientôt prise de malaises. Et le cauchemar ne fait qu'empirer : le pianiste aveugle de l'école meurt à son tour, égorgé par son propre chien....
Ne vous attendez pas ici à un film d'horreur comme les autres, on joue ici dans un autre domaine, nous pourrions parler de conditionnement sensoriel, en effet Argento nous conduit dans un univers aux sonorités inquiétantes et au lumières mystérieuses, tout ceci s'animant au profit d'un ballet funestre. Une création unique!
Le conseil Halloween : Si vous ne rechercher pas une expérience singulière qui d'ailleurs pourrait vous déplaire, passer votre chemin. Pour les autres n'attendez plus. Les spectateurs aux insatiables appétits gores ne seront possiblement pas rassasiés.  

On pourrait parler de Rec, ou d'autres films qui ont su s'inspirer ou copier Le projet Blair witch (1999) de daniel Myrick et eduardo Sanchez...Revenons à la source.


Synopsis : En octobre 1994, trois jeunes cineastes, Heather Donahue, Joshua Leonard et Michael Williams, disparaissent en randonnee dans la foret de Black Hill au cours d'un reportage sur la sorcellerie. Un an plus tard, on a retrouve le film de leur enquete. Le Projet Blair Witch suit l'itineraire eprouvant des trois cineastes a travers la foret de Black Hills et rend compte des evenements terrifiants qui s'y sont deroules. A ce jour, les trois cineastes sont toujours portes disparus.

Le film tourné intégralement au caméscope nous met dans une ambiance intimiste et nous plonge frontalement dans le cauchemard en devenir de ces jeunes intrépides. Ce film fut l'une des réussite financière les plus éclatante du cinéma moderne, n'ayant coûté qu'une misère. Ici pas d'effets spéciaux, pas de litres de sangs gaspillés, pas de scènes d'actions trépidantes; juste le spectateur et cette forêt. A vous de voir si vous êtes prêt à rentrer dans le bois...


Le conseil Halloween : Une valeur sûre de l'épouvante, éteignez la lumière et laissez vous porter. Les amateurs de bains de sang, de décapitations ou de mise en scène magistral, ce film n'est pas pour vois.

Dossier spécial Halloween ! Retour sur 10 films qui ont marqué le cinéma d'horreur et d'épouvante ! (1/3)

Romero, Argento, ou encore Wes Craven, ces noms ont marqué le cinéma. Ils nous ont fait vibrer, trembler, même écoeurer parfois. Voici une sélection de 10 films pour passer un Halloween terrifiant au côté de sa citrouille.

Commençons donc par le premier film de Mr Craven, La dernière maison sur la Gauche(1972). Craven  commençe fort, le film ayant à l'époque choqué pas mal de monde, ayant même attendu 30 ans pour arriver à franchir le sol Anglais. Hélas le film a beaucoup vieillit, il garde néanmoins son pouvoir malsaint très prononcé allant entre sadisme et burlesque. Le traumatisme ne sera pas celui de l'époque mais vous laissera toutefois imaginer ce qu'il était. Vous pouvez toutefois choisir le remake réalisé en 2009 qui vous plongera dans l'horreur de manière plus contemporaine

Synopsis : Pour fêter son dix-septième anniversaire, Mari, accompagnée d'une amie, décide de se procurer de la marijuana. Lorsqu'un jeune marginal, Junior, se propose de leur en procurer, elles acceptent, ne se doutant pas que le dealer fait partie d'une bande de sadiques meurtriers emmenés par le terrifiant Krug. Leur calvaire va bientôt commencer.


Le conseil Halloween : Amateur de gore, passez votre chemin ! Pour les petits sadiques, fervants amateurs du maître Craven courez-y; c'est indéniablement son film le plus politiquement incorrect.




Changeons de registre car il en faut pour tout les goûts! Gros plan sur les zombies avec deux films qui n'ont pas attendu le phénomène zombie actuel pour exister.


Commençons par l'indémodable La nuit des mort vivant du maître Georges A. Romero (dans sa version originale)


Le film de zombie culte sans aucun doute, si vous êtes passionez par les êtres de chairs putréfiés, vous vous devez de voir leur naissance. Les adeptes de Walking Dead ne seront pas dépaysés même si les effets spéciaux ne sont évidemment pas les mêmes que maintenant.

Le Conseil Halloween : Je vous conseille vivement le remake de 1990 par Tom Savini, ami de Romero qui est plus en accord avec notre époque ( en particulier visuellement)


Votre deuxième option niveau zombie pourrait bel et bien se porter sur L'armée des morts de zack snyder




Un film de zombie véritablement abouti, qui arrive à placer la tension très haut mais aussi relacher la pression pour des scènes comiques assez culte.Le film se déroule sur fond de fin du monde entre centre commercial transformé en bunker et courses poursuites avec nos potos les zombies.  Si en 2004 vous aviez autre chose à faire que de vous occuper de sales bêtes pestilentielles cette fois ne ratez pas l'occasion !




Conseil Halloween : Pour les gens qui aiment avoir peur et rigoler ! Si vous n'êtes pas un amateur inconditionnel de zombies préférez-le à la nuit des morts vivants.  Et surtout attendez la fin du générique pour quitter votre siège, vous serez surpris !

lundi 10 octobre 2011

Avant première Polisse, en salle le 19 octobre.



Les policiers de la brigade des mineurs de Paris luttent contre les innombrables vicissitudes subies par les enfants : traque de pédophiles, appréhensions de parents soupçonnés de maltraitance avec témoignages d'enfants à l'appui, suivi d'adolescents pickpockets ou en dérive sexuelle. Plongés dans cet univers délétère, ces policiers tentent d'accorder leur dur labeur quotidien avec leur vie privée.



Critique : C'est avec impatience que nous nous apprétions à découvrir Polisse, prix du jury à Cannes, et nous n'avons pas été déçus. Plongés dans l'univers de la brigade des mineurs dès les premières secondes, la réalisatrice mais aussi actrice Maïwenn ne perd pas un instant. Une réalisation intimiste et documentaire nous fais rentrer dans un quotidien percutant de vérité et de sensibilité. On alterne moments de joix et de tristesse, parfois hélas de manière trop attendue, par un système d'alternance ; mais ceci nous permet bien heureusement de ne pas succomber façe à la dureté d'une réalité qui dérange. Le film observe, critique habilement aussi, et nous offre des moments bluffants de réalisme, lors des interrogatoires en particulier. Car si on voit le métier, on voit aussi l'intimité de ces policiers, ce qui donne du corps et de l'âme à cette oeuvre. Mais Maïwenn se fait aussi plaisir avec une idyle cousue de fils blancs ( la photographe un peu coincée et le bad boy alias joeystarr), une scène choc d'avortement qui n'avait pas sa place ( en tout cas dans sa manière d'être filmée). Hélas face à un film quasi sans faute, Maïwenn a choisi le suicide cinématographique en nous offrant une fin esthétisée, moraliste et caricaturale qui dénote totalement avec le reste du film, et qui nous sort de par sa surenchère d'une mise en scène viscérale. Si Polisse n'est pas un chef d'oeuvre, il a néanmoins le mérite de s'en approcher. 8/10

mardi 4 octobre 2011

En salle cette semaine, foncez voir Drive !



 film d'action américain réalisé par Nicolas Winding Refn et sorti en 2011. Ce film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2011où il reçoit le prix de la mise en scène.

Un cascadeur se métamorphose à la nuit tombée : il devient pilote de voiture pour la mafia. La combine est bien rodée... jusqu'à ce qu'un braquage tourne mal et l'entraîne dans une course poursuite infernale. Il décide donc de se venger de ceux qui ont choisi de le trahir.


Critique : Nicolas Winding Refn s'éloigne de ses oeuvres plus intimistes, comme sa trilogie Pusher( dossier à suivre dans le mois) ou encore Bronson; pour se concentrer sur un plus grand public avec ce 7eme long métrage, ce qui ne l'empêche en rien de nous offir ici un film magistral. Il décide alors de transcender un genre déjà bien connu, alliant mafia et grosses cylindrées. Une mise en scène magnifique déservi par un Ryan Gosling parfait en "super"-héros au côté sombre et une b.o. déjà culte. Néanmoins il ne délaisse pas des choix de réalisation radicaux, qui ne laissera personne indifférent (scènes de violences sans concession). Refn rend l'image poétique, grave la vie de ses personnages sur notre rétine, et nous fais filer à cent à l'heure, sans jamais freiner,  jusqu'à un final tonitruant. Si la carrosserie de Drive n'est pas exempt de quelques petites rayures( montage imparfait), cela ne vous empêchera en rien de foncer dans cette aventure pied au plancher! 9/10

dimanche 2 octobre 2011

Les 10 films du mois (Kubrick,cronenberg,miike,von trier...)

Chaque mois retour rapide sur 10 films vieux ou récent, avec leur micro critique :

Dead or Alive Trilogie par takashi Miike : Une trilogie explosive qui se permet tout, qui explose les genres, et tout ceci avec de petits budgets, ces petits bijoux recèlent d'idées audacieuses, pas toujours bien exploités, mais qu'importe, Miike réalise une trilogie radicale, sans concession, qui met une grande claque au cinéma d'aujourd'hui. A voir !


Note : 8/10 Il nous annonce la couleur et propose des scènes d'anthologies ! Attention au final qui en déroutera plus d'un !

Note : 8,5/10 Sans conteste le meilleur de la saga, avec une forte intensité scénaristique, et deux acteurs principaux qui se surpassent! C'est aussi celui qui a la fin la plus raisonnable...



Note : 7/10 Incontestablement un peu en dessous, financièrement limité, et au scénario pas toujours convaincant, il n'aurait surement pas mérité plus de 5/10 si son final n'était pas tout simplement anthologique, surement la fin la plus osé du cinéma, tout style confondu.

Après un petit apéro japonais, je vous propose de passer rapidement sur un film plus connu, le dernier du grand maître Kubrick. Eyes wide shut, connu pour son célèbre duo Cruise/kidman, ne restera pas selon moi la meilleure oeuvre de son créateur. Film singulier caché sous le terme de thriller érotique, il peine parfois a nous laisser rejoindre et comprendre son univers. Il reste un film fort, et clot le mythe Kubrick sur une touche très mystérieuse.  Note : 8,5/10

Continuons dans le mystérieux avec deux oeuvres de Cronenberg : Le festin nu et Crash.



Note : 7,5/10 Adapter du livre considéré comme inadaptable, Cronenberg nous enmène dans ses délires fantasques, et nous plonge dans cet univers organique, terrifiant et pourtant parfois sensuel. On peut se demander si le livre se retrouve dans le film, mais cela n'empêche qu'on reste accrocher allant de surprise en surprise, l'histoire ne se limitant que par l'étendu de l'imagination humaine. Formellement interdit à ceux qui ont peur des cafards.



Note : 9/10 Film aussi adapté d'un livre, si vous aimez les expériences érotiques n'hésitez pas. Malsaint, torride, sadique et terriblement sexuelle, 1h30 à fond la caisse. Hommes et femmes roulent des mécaniques, dans des voitures devenus lieux de tout les plaisirs mais aussi de toutes les souffrances... Une oeuvre sans limite qui se vie pied au planché.



Note : 8,5/10. Kiarostami remporte la palme avec cette oeuvre singulière au suspense intense, un homme dans sa voiture qui propose un travaille, mais quel est donc ce travail. Nous somme tenu en haleine pendant une partie du film, pour laisser ensuite la place à une réflexion plus profonde du pourquoi, et à une critique sociale passionante. Même si le film manque parfois d'un peu de rythme et s'étire, le voyage ne vous laissera pas indifférent.

Note : 4,5/10. Continuons sur une note d'humour, avec ce divertissement extrêmement décevant qui laissait espérer mieux avec un pareil casting. Le scénario qui démarre bien, s'essoufle et les gags sont du déja vu pour la plus part et peu convainquant. Mention spécial pour la partie avec jennifer aniston qui reste la plus orginal des 3.



Note : 10/10 Pur chef d'oeuvre de francis ford coppola, ce film aux odeurs de naphtaline et aux allures de trip mystique nous enmène au fin fond de la guerre du vietnam, avec toute sa folie, sa démesure et son inconscience. Une oeuvre sacrificielle, qui comme le dit son créateur : " mon film ne parle pas du vietnam, c'est le vietnam". Conseille personnel : la version redux est trop longue, et nous sort à certains moments de la dimension mystique d'origine.



Note : 8/10 Nous terminons ce mois-ci avec Europa de lars von trier. Il y a beaucoup de choses dans ce film, beaucoup de thèmes, beaucoup d'idées peut etre d'ailleurs pas toujours totalement justifiable. Europa aborde en tout cas, une thématique sous exploitée, la condition des allemand lors de l'après guerre, et présente le sujet sous forme de conte fantastique. La voix de ce mystérieux hypnotiseur, reste dans nos têtes bien après la fin du film qui laisse de nombreuses questions en suspend.

Voilà c'est terminé pour ce mois, suivez mycineblog pour retrouver prochainement la critique de Drive, the artist, Polisse et bien d'autres encore... et un dossier sur la trilogie Pusher par le réalisateur de Drive.

mercredi 28 septembre 2011

We need to talk about Kevin ... oui en effet.




We Need to Talk About Kevin est un film britannique de Lynne Ramsay sorti en 2011 et présenté en compétition officielle lors du Festival de Cannes 2011.



Critique : We need to talk about Kevin parle de la relation mère-fils, et des conséquences que cela peut entraîner. Enfin c'est ce dont le film était censé parler, au lieu de ça nous avons droit à une grande figure de style, riche dans la forme mais pauvre dans le fond. Le film s'enlise dans des effets, de mise en scène caricaturaux et, de montage alambiqué qui ne déservent que trop peu le sujet. La bonne idée aurait été de choisir la simplicité de l'image et la complexité de l'humain, plutôt que le contraire; encore faut-il être capable de comprendre et retranscrire à l'écran cette complexité. On se retrouve plongé dans une esquisse de réflexion, mener pas des situations peu vraisemblable et des dialogues trop écrit. Néanmoins Mme Swinton en mère blafarde, au doux regard de désespoir est criante de vérité, et n'a pas à rougir devant le prix decerné à la toute aussi superbe kirsten Dunst. We need to talk about Kevin fait parti de ces films agréable à regarder, qui par de joyeux artifices du cinéma "arty" indépendant, nous cache un cruel manque de réflexion sur son sujet. Dommage ici, que nous n'ayons que trop peu parlé de Kevin. 5/10

dimanche 18 septembre 2011

Sortie DVD : Le gamin au vélo


Le Gamin au vélo est un film belge des frères Dardenne, sorti le 18 mai 2011 en Belgique et en France et sélectionné au Festival de Cannes où il gagne le Grand prix, ex æquo avec Once Upon a Time in Anatolia de Nuri Bilge Ceylan.

 



Cyril, bientôt 12 ans, n'a qu'une idée en tête : retrouver son père qui l'a placé provisoirement dans un foyer pour enfants. Il rencontre par hasard Samantha, qui tient un salon de coiffure et qui accepte de l'accueillir chez elle pendant les week-ends. Mais Cyril ne voit pas encore l'amour que Samantha lui porte, cet amour dont il a pourtant besoin pour apaiser sa colère ...

Sortie DVD : 21 septembre 2011

Critique : Le cinéma d'auteur de ces dernières années a la mauvaise habitude de se complaire dans la destruction, la dépression, et autres mal êtres; Le gamin au vélo nous propose ici une belle alternative, pleine d'espoir et de compassion, couronné d'ailleurs du grand prix du festival de Cannes 2011. Pour les frères Dardenne( heureux double palmés), ce film est loin d'être un coup d'essai et s'inscrit dans la continuité de leur oeuvre. Ici pas de prise de risque, mais une sincérité et une émotion intacte, agrémenté d'un Thomas Doret toujours juste. Un regard aguisé, et pertinent pour nos deux réalisateurs, qui questionnent des thèmes comme l'enfance et la famille, ô combien complexe, mais ici vu avec simplicité sans pour autant être démagogue. Ce film est une réussite et nous touche à hauteur d'homme, ce qui en constitue aussi sa limite. Cela est-il suffisant pour gagner un grand prix ? Peut-être, ce qui est sûr, c'est que c'est avec ce cinéma là que la création sera entraîné dans la foi en la nature humaine plutôt que de se complaire dans ses obscessions. Il ne nous reste plus qu'à voir son exaequo : once upon a time in Anatolia ( sortie 2 novembre 2011 ). 8/10

mercredi 14 septembre 2011

Le film de la semaine : Warrior !



Warrior est un film américain réalisé par Gavin O'Connor

Distribution
      

Ancien Marine hanté par un passé tragique, Tom Conlon revient à Pittsburgh et demande à son père, un ex-alcoolique, et à son entraîneur de le préparer pour un tournoi d'arts martiaux mixtes qui lui permettrait de gagner une fortune. Alors que Tommy endure tous les sacrifices pour s'approcher de la victoire, son propre frère, Brendan, un ancien spécialiste de la discipline qui fuit ses propres échecs, décide de lui aussi s'engager dans la compétition. Même si les années ont passé, les rancœurs et les récriminations n'ont rien perdu de leur virulence et Brendan n'a plus grand-chose en commun avec son frère et son père.

Critique : Il est sûr que ce n'est pas par l'originalité de son scénario que Warrior brillera. L'inéluctable affrontement entre deux frères séparés par les malheurs, ne date pas d'hier. C'est pourtant à partir de ce pitch solide que va se dévelloper une histoire captivante et émouvante. En effet le film s'assume comme tragédie classique, mettant en scène des personnages archetypés, et aux situations évidentes. Et c'est d'ailleurs à partir de tout cela que la magie va opérer; car l'authenticité, autant dans le réalisme de la réalisation que dans l'interprétation des acteurs ( Tom Hardy magistral ), va nous prendre à la gorge. Si Rocky a construit une légende, Warrior en a construit deux. Au delà de l'intensité croissante qui émane du film, on découvre pour la première fois au cinéma le MMA, et on apprécie une réalisation percutante et dynamitée. L'enjeu n'est pas l'issu, et n'est pas non plus le MMA ( il n'est que prétexte), c'est l'histoire éternel de deux frères qui se perdent puis se retrouvent au gré des années pour se dire, malgré tout leurs différents, qu'ils s'aiment. Un film qui gagne son combat avec panache, et nous fais vibrer jusque dans les derniers instants, sans essayer de livrer des batailles (cinématographiques) qui ne sont pas la sienne. 9/10

lundi 12 septembre 2011

Palmarès mostra venise 2011


Faust, d'Alexander Sokourov, remporte le Lion d'Or de la 68e édition du Festival du film de Venise( à l'unanimité). Festival présidé cette année par Darren Aronofsky.

Ren Shan Ren Hai, deuxième film du chinois Shangjun Cai repart avec le Lion d'Argent de la meilleure mise en scène.

Côté interprétation :

Michael Fassbender : coupe Volpi du meilleur acteur pour  Shame de SteveMcQueen,

Deanie Yip celle de la meilleure actrice pour Tao jie (A simple life) de  Ann hui.

Prix du scénario attribué à Yorgos Lanthimos (Canine) et Efthimis Filippou pour le script d'Alpis.

Cronenberg, andrea arnold, ou encore Polanski et son très attendu Carnage repartiront bredouille.



mercredi 7 septembre 2011

Ne ratez pas : La guerre est déclarée.


Réalisé par Valérie Donzelli
Avec Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm, César Desseix

Un couple, Roméo et Juliette. Un enfant, Adam. Un combat, la maladie. Et surtout, une grande histoire d'amour, la leur...
 
Critique : Une histoire racontée comme un conte, heureusement d'ailleurs car si la guerre est déclarée brille c'est par son humour, sa passion et sa sincérité. Inspiré de sa propre vie, Valerie Donzelli évite les écueils et les clichés, et nous propose un film à la sensibilité à fleur de peau. Elle ose, dédramatise, sans nous épargner toutefois la dur réalité de la vie;  par une mise en scène à la fois poétique et réaliste, elle nous maintient entre rires et larmes. Malgré ses nombreux efforts, les larmes prendront souvent le dessus. On lui pardonnera quelques tentatives audacieuses, en particulier musicales, qui peuvent paraître inadéquates. Un combat de notre temps, avec des être qui nous ressemble. Au fur à mesure, le film monte en puissance, dans son intensité, dans la prestation de ses acteurs et dans son enjeu dramatique. Comme Valerie Donzelli le dit elle même son film est inclassable, et redore le blason du cinéma français qui en a bien besoin depuis ces dernières années. La guerre est déclarée aurait pû choisir de jouer la carte du mélodrame, de la mort. Mais non, la guerre est déclarée a choisi la vie quelqu'en soit le prix.
8,5/10

jeudi 1 septembre 2011

Le départ : Avant première aujourd'hui




Le Départ est un film belge de Jerzy Skolimowski, sorti en 1967. Ours d'or Berlin 1967.

Marc est un jeune garçon coiffeur passionné de voitures qu'il fétichise. Il s'inscrit avec une Porsche à un rallye mais il n'a pas de voiture. Il cherche de l'argent pour en louer une, essaye d'en voler, est prêt de céder aux avances d'une cliente en échange de l'objet, emprunte celle de son patron. Il rencontre une jeune fille qu'il entraîne dans sa quête, mais le jour du départ il ne prend pas part à la course, et reste dans la chambre d'hôtel avec elle.



Critique : C'est après l'apparition remarqué de Deep end que Le départ revient au devant de l'affiche, un film puissant par sa musique, sa mise en scène avangardiste, son acteur principal ( jean pierre Leaud), enfin son cinéma. Le départ nous mène tambour battant dans une aventure rocanbolesque, passionée, sensible, amoureuse et belle. De longues scènes muettes montées sur d'incroyables musique, raconte cette histoire drôle et cruelle, magique et à la fois pragmatique. Une quête vers un but qui devient finalement le cheval de troie de quelque chose de tellement plus important, une poésie parfois, pesante, cocasse,sinon romantique... Jean pierre Leaud s'en donne à coeur joie dans cette oeuvre futuriste, dans la lignée du A bout de souffle de Godard, mais peut être avec un peu plus de retenu. Si il n'atteint pas avec le départ, l'eden visuel qu'a pu susciter Deep end, skolimowski signe ici une oeuvre tout en douceur qui retrouve ici une jeunesse, un nouveau public, une nouvelle vie. Bien au delà du plaisir de conduire une Porsche. 9/10



samedi 20 août 2011

Hesher !!!!!!!


Hesher est un drame américain réalisé par Spencer Susser, avec Natalie Portman, Joseph Gordon-Levitt et Rainn Wilson.

TJ vient de perdre sa mère, c'est là qu'il rencontre Hesher, qui va vite s'installer chez sa grand mère. Il va aussi faire la rencontre de Nicole, caissière. Des liens vont se tisser entre ses personnages très différents...

Critique : Ce film américain indépendant, malgré ses deux têtes d'affiches ( Joseph Gordon Levitt et Natalie Portman), ne verra , hélas, certainement pas le jour dans les salles françaises. Un film qui serait apparemment librement inspiré de la vie du défunt bassiste de Metallica. Ce drame, sur fond de rock'n'roll, parle de l'entrée d'un marginal (Hesher), dans la vie d'un enfant (TJ) sur qui la vie s'acharne. Une oeuvre sensible, sur l'autodestruction, et l'impasse dans laquelle chacun de nous peut se trouver. Hesher puise sa force dans la philosophie du rien, car il n'a rien, une sorte de mi ange mi démon, qui fait dans le seul plaisir de faire. Un personnage singulier, à qui on s'attache, car sous ses faux airs de rebelle égoïste, se cache la sensibilité d'un écorché vif. Parfois le film peut donner l'impression de ne pas savoir où aller, mais là est bien la question, parfois on ne s'est pas où on va, et ceci dans le seul but d'avancer et d'esperer retrouver son chemin comme la fin nous le montre avec sentimentalisme mais aussi humour; c'est d'ailleurs grâce à cette touche souvent présente que Hesher évite de tomber dans le simple mélodrame. Même si le film n'a pas tout bon, il est plein de sincérité et fait ainsi passer un sentiment de surenchère pouvant être présent. Une occasion de plus pour Joseph Gordon Levitt de confirmer ses indéniables talents d'acteur. Un film sur la rebéllion, sur l'attitude rock, et sur toutes ses choses qui nous ratrappent et que tout marginal qu'on soit, ne peuvent être mises de côté. Si Hesher n'est pas le film de l'année, il mérite toutefois d'être vu pour Joseph Gordon Levitt, pour l'émotion qu'il véhicule et pour le rock bordel !
7,5/10

CineyMetalBloggeur !