mercredi 28 septembre 2011
We need to talk about Kevin ... oui en effet.
We Need to Talk About Kevin est un film britannique de Lynne Ramsay sorti en 2011 et présenté en compétition officielle lors du Festival de Cannes 2011.
Critique : We need to talk about Kevin parle de la relation mère-fils, et des conséquences que cela peut entraîner. Enfin c'est ce dont le film était censé parler, au lieu de ça nous avons droit à une grande figure de style, riche dans la forme mais pauvre dans le fond. Le film s'enlise dans des effets, de mise en scène caricaturaux et, de montage alambiqué qui ne déservent que trop peu le sujet. La bonne idée aurait été de choisir la simplicité de l'image et la complexité de l'humain, plutôt que le contraire; encore faut-il être capable de comprendre et retranscrire à l'écran cette complexité. On se retrouve plongé dans une esquisse de réflexion, mener pas des situations peu vraisemblable et des dialogues trop écrit. Néanmoins Mme Swinton en mère blafarde, au doux regard de désespoir est criante de vérité, et n'a pas à rougir devant le prix decerné à la toute aussi superbe kirsten Dunst. We need to talk about Kevin fait parti de ces films agréable à regarder, qui par de joyeux artifices du cinéma "arty" indépendant, nous cache un cruel manque de réflexion sur son sujet. Dommage ici, que nous n'ayons que trop peu parlé de Kevin. 5/10
dimanche 18 septembre 2011
Sortie DVD : Le gamin au vélo
Le Gamin au vélo est un film belge des frères Dardenne, sorti le 18 mai 2011 en Belgique et en France et sélectionné au Festival de Cannes où il gagne le Grand prix, ex æquo avec Once Upon a Time in Anatolia de Nuri Bilge Ceylan.
Cyril, bientôt 12 ans, n'a qu'une idée en tête : retrouver son père qui l'a placé provisoirement dans un foyer pour enfants. Il rencontre par hasard Samantha, qui tient un salon de coiffure et qui accepte de l'accueillir chez elle pendant les week-ends. Mais Cyril ne voit pas encore l'amour que Samantha lui porte, cet amour dont il a pourtant besoin pour apaiser sa colère ...
Sortie DVD : 21 septembre 2011
Critique : Le cinéma d'auteur de ces dernières années a la mauvaise habitude de se complaire dans la destruction, la dépression, et autres mal êtres; Le gamin au vélo nous propose ici une belle alternative, pleine d'espoir et de compassion, couronné d'ailleurs du grand prix du festival de Cannes 2011. Pour les frères Dardenne( heureux double palmés), ce film est loin d'être un coup d'essai et s'inscrit dans la continuité de leur oeuvre. Ici pas de prise de risque, mais une sincérité et une émotion intacte, agrémenté d'un Thomas Doret toujours juste. Un regard aguisé, et pertinent pour nos deux réalisateurs, qui questionnent des thèmes comme l'enfance et la famille, ô combien complexe, mais ici vu avec simplicité sans pour autant être démagogue. Ce film est une réussite et nous touche à hauteur d'homme, ce qui en constitue aussi sa limite. Cela est-il suffisant pour gagner un grand prix ? Peut-être, ce qui est sûr, c'est que c'est avec ce cinéma là que la création sera entraîné dans la foi en la nature humaine plutôt que de se complaire dans ses obscessions. Il ne nous reste plus qu'à voir son exaequo : once upon a time in Anatolia ( sortie 2 novembre 2011 ). 8/10
mercredi 14 septembre 2011
Le film de la semaine : Warrior !
Warrior est un film américain réalisé par Gavin O'Connor
Distribution
- Tom Hardy : Tom Conlon
- Joel Edgerton : Brendan Conlon
- Frank Grillo : Frank
- Kevin Dunn : Joe Zito
- Nick Nolte : Paddy Conlon
- Jennifer Morrison : Tess Conlon
Critique : Il est sûr que ce n'est pas par l'originalité de son scénario que Warrior brillera. L'inéluctable affrontement entre deux frères séparés par les malheurs, ne date pas d'hier. C'est pourtant à partir de ce pitch solide que va se dévelloper une histoire captivante et émouvante. En effet le film s'assume comme tragédie classique, mettant en scène des personnages archetypés, et aux situations évidentes. Et c'est d'ailleurs à partir de tout cela que la magie va opérer; car l'authenticité, autant dans le réalisme de la réalisation que dans l'interprétation des acteurs ( Tom Hardy magistral ), va nous prendre à la gorge. Si Rocky a construit une légende, Warrior en a construit deux. Au delà de l'intensité croissante qui émane du film, on découvre pour la première fois au cinéma le MMA, et on apprécie une réalisation percutante et dynamitée. L'enjeu n'est pas l'issu, et n'est pas non plus le MMA ( il n'est que prétexte), c'est l'histoire éternel de deux frères qui se perdent puis se retrouvent au gré des années pour se dire, malgré tout leurs différents, qu'ils s'aiment. Un film qui gagne son combat avec panache, et nous fais vibrer jusque dans les derniers instants, sans essayer de livrer des batailles (cinématographiques) qui ne sont pas la sienne. 9/10
lundi 12 septembre 2011
Palmarès mostra venise 2011
Faust, d'Alexander Sokourov, remporte le Lion d'Or de la 68e édition du Festival du film de Venise( à l'unanimité). Festival présidé cette année par Darren Aronofsky.
Ren Shan Ren Hai, deuxième film du chinois Shangjun Cai repart avec le Lion d'Argent de la meilleure mise en scène.
Ren Shan Ren Hai, deuxième film du chinois Shangjun Cai repart avec le Lion d'Argent de la meilleure mise en scène.
Côté interprétation :
Michael Fassbender : coupe Volpi du meilleur acteur pour Shame de SteveMcQueen,
Deanie Yip celle de la meilleure actrice pour Tao jie (A simple life) de Ann hui.
Prix du scénario attribué à Yorgos Lanthimos (Canine) et Efthimis Filippou pour le script d'Alpis.
Cronenberg, andrea arnold, ou encore Polanski et son très attendu Carnage repartiront bredouille.
mercredi 7 septembre 2011
Ne ratez pas : La guerre est déclarée.
Réalisé par Valérie Donzelli
Avec Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm, César Desseix
Un couple, Roméo et Juliette. Un enfant, Adam. Un combat, la maladie. Et surtout, une grande histoire d'amour, la leur...
Critique : Une histoire racontée comme un conte, heureusement d'ailleurs car si la guerre est déclarée brille c'est par son humour, sa passion et sa sincérité. Inspiré de sa propre vie, Valerie Donzelli évite les écueils et les clichés, et nous propose un film à la sensibilité à fleur de peau. Elle ose, dédramatise, sans nous épargner toutefois la dur réalité de la vie; par une mise en scène à la fois poétique et réaliste, elle nous maintient entre rires et larmes. Malgré ses nombreux efforts, les larmes prendront souvent le dessus. On lui pardonnera quelques tentatives audacieuses, en particulier musicales, qui peuvent paraître inadéquates. Un combat de notre temps, avec des être qui nous ressemble. Au fur à mesure, le film monte en puissance, dans son intensité, dans la prestation de ses acteurs et dans son enjeu dramatique. Comme Valerie Donzelli le dit elle même son film est inclassable, et redore le blason du cinéma français qui en a bien besoin depuis ces dernières années. La guerre est déclarée aurait pû choisir de jouer la carte du mélodrame, de la mort. Mais non, la guerre est déclarée a choisi la vie quelqu'en soit le prix.
8,5/10
8,5/10
jeudi 1 septembre 2011
Le départ : Avant première aujourd'hui
Le Départ est un film belge de Jerzy Skolimowski, sorti en 1967. Ours d'or Berlin 1967.
Marc est un jeune garçon coiffeur passionné de voitures qu'il fétichise. Il s'inscrit avec une Porsche à un rallye mais il n'a pas de voiture. Il cherche de l'argent pour en louer une, essaye d'en voler, est prêt de céder aux avances d'une cliente en échange de l'objet, emprunte celle de son patron. Il rencontre une jeune fille qu'il entraîne dans sa quête, mais le jour du départ il ne prend pas part à la course, et reste dans la chambre d'hôtel avec elle.
Critique : C'est après l'apparition remarqué de Deep end que Le départ revient au devant de l'affiche, un film puissant par sa musique, sa mise en scène avangardiste, son acteur principal ( jean pierre Leaud), enfin son cinéma. Le départ nous mène tambour battant dans une aventure rocanbolesque, passionée, sensible, amoureuse et belle. De longues scènes muettes montées sur d'incroyables musique, raconte cette histoire drôle et cruelle, magique et à la fois pragmatique. Une quête vers un but qui devient finalement le cheval de troie de quelque chose de tellement plus important, une poésie parfois, pesante, cocasse,sinon romantique... Jean pierre Leaud s'en donne à coeur joie dans cette oeuvre futuriste, dans la lignée du A bout de souffle de Godard, mais peut être avec un peu plus de retenu. Si il n'atteint pas avec le départ, l'eden visuel qu'a pu susciter Deep end, skolimowski signe ici une oeuvre tout en douceur qui retrouve ici une jeunesse, un nouveau public, une nouvelle vie. Bien au delà du plaisir de conduire une Porsche. 9/10
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