lundi 10 octobre 2011

Avant première Polisse, en salle le 19 octobre.



Les policiers de la brigade des mineurs de Paris luttent contre les innombrables vicissitudes subies par les enfants : traque de pédophiles, appréhensions de parents soupçonnés de maltraitance avec témoignages d'enfants à l'appui, suivi d'adolescents pickpockets ou en dérive sexuelle. Plongés dans cet univers délétère, ces policiers tentent d'accorder leur dur labeur quotidien avec leur vie privée.



Critique : C'est avec impatience que nous nous apprétions à découvrir Polisse, prix du jury à Cannes, et nous n'avons pas été déçus. Plongés dans l'univers de la brigade des mineurs dès les premières secondes, la réalisatrice mais aussi actrice Maïwenn ne perd pas un instant. Une réalisation intimiste et documentaire nous fais rentrer dans un quotidien percutant de vérité et de sensibilité. On alterne moments de joix et de tristesse, parfois hélas de manière trop attendue, par un système d'alternance ; mais ceci nous permet bien heureusement de ne pas succomber façe à la dureté d'une réalité qui dérange. Le film observe, critique habilement aussi, et nous offre des moments bluffants de réalisme, lors des interrogatoires en particulier. Car si on voit le métier, on voit aussi l'intimité de ces policiers, ce qui donne du corps et de l'âme à cette oeuvre. Mais Maïwenn se fait aussi plaisir avec une idyle cousue de fils blancs ( la photographe un peu coincée et le bad boy alias joeystarr), une scène choc d'avortement qui n'avait pas sa place ( en tout cas dans sa manière d'être filmée). Hélas face à un film quasi sans faute, Maïwenn a choisi le suicide cinématographique en nous offrant une fin esthétisée, moraliste et caricaturale qui dénote totalement avec le reste du film, et qui nous sort de par sa surenchère d'une mise en scène viscérale. Si Polisse n'est pas un chef d'oeuvre, il a néanmoins le mérite de s'en approcher. 8/10

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