mercredi 30 novembre 2011

hara-kiri : la mort d'un samourai aujourdhui en salle


Voulant mourir dignement, Hanshiro, un samouraï sans ressources, demande à accomplir un suicide rituel dans la résidence du clan Li, dirigé par le chef Kageyu. Essayant de décourager Hanshiro, Kageyu lui conte l’histoire tragique d’un jeune ronin, Motome, venu récemment avec la même requête. Hanshiro est traumatisé par les détails horrifiants du sort qui fut réservé à Motome mais il persévère dans sa décision de mourir dans l’honneur. Au moment de se faire hara-kiri, il présente une ultime requête : il désire être assisté dans son acte par trois lieutenants de Kageyu, qui sont absents tous les trois, par une étrange coïncidence. Méfiant et furieux, Kageyu demande à Hanshiro de s’expliquer. Ce dernier révèle ses liens avec Motome et livre le récit doux-amer de leurs vies. Kageyu comprendra bientôt que Hanshiro s’est lancé dans une épreuve de force. Les codes de la chevalerie des samouraïs s’en trouveront bousculés dans leurs certitudes, pour mieux réapparaître dans leur humanité.


Critique : Miike est de retour, enfin en quelque sorte... En effet ce réalisateur hors norme, à la trilogie tonitruante ( Dead or alive ), met de son côté tout ce qu'il a fait jusqu'à présent pour nous proposer un film à la mise en scène classique,discrète voir même effacée. Fini les grandes guignoleries, les fins à dormir debout ou autres extravagances; ici on parle de samouraï et d'honneur et ça, ça ne rigole pas ! Fans de l'univers de miike, attendez vous à ne pas retrouver l'univers escompté. Maintenant que ceci est dit, passons au film lui même, remake du film de 1962 de Kobayashi. Dès les premières minutes on ressent le respect que l'auteur a envers le sujet qu'il traite, rien n'est laissé au hasard, et l'attitude " samouraï " cherche à tout prix à être conservé sans aucune bavure. Le film en ressort un peu linéaire, et froid; la discipline dévore trop le pas sur l'émotion et nous laisse donc à demi satisfait. Un sentiment de retenu permanent se dégage, que ça soit dans le jeu des acteurs, dans le montage, même la musique est trop discipliné et n'ose pas s'envoler aux moments les plus dramatiques. On se demande si Miike par trop grand respect envers Kobayashi ne s'est pas refusé de réalisé le film qu'il voulait et c'est plutôt contenté d'un pâle remake qui à toutefois le mérite de remettre au goût du jours un cinéma délaissé.. Comme dévoré par la peur de salir l'oeuvre original. Enfin ne soyons pas tout noir, car de sa rigueur permanente et de son soucis du détail, Hara-kiri : la mort du samouraï inspire le respect et dégage une classe outrancière. Comme si les samouraïs n'étaient que porcelaine figés dans l'histoire, et que la seule souillure qui leur était permis était celle de leur propre sang, lors de leur mise à mort. 7/10

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