samedi 20 août 2011

Hesher !!!!!!!


Hesher est un drame américain réalisé par Spencer Susser, avec Natalie Portman, Joseph Gordon-Levitt et Rainn Wilson.

TJ vient de perdre sa mère, c'est là qu'il rencontre Hesher, qui va vite s'installer chez sa grand mère. Il va aussi faire la rencontre de Nicole, caissière. Des liens vont se tisser entre ses personnages très différents...

Critique : Ce film américain indépendant, malgré ses deux têtes d'affiches ( Joseph Gordon Levitt et Natalie Portman), ne verra , hélas, certainement pas le jour dans les salles françaises. Un film qui serait apparemment librement inspiré de la vie du défunt bassiste de Metallica. Ce drame, sur fond de rock'n'roll, parle de l'entrée d'un marginal (Hesher), dans la vie d'un enfant (TJ) sur qui la vie s'acharne. Une oeuvre sensible, sur l'autodestruction, et l'impasse dans laquelle chacun de nous peut se trouver. Hesher puise sa force dans la philosophie du rien, car il n'a rien, une sorte de mi ange mi démon, qui fait dans le seul plaisir de faire. Un personnage singulier, à qui on s'attache, car sous ses faux airs de rebelle égoïste, se cache la sensibilité d'un écorché vif. Parfois le film peut donner l'impression de ne pas savoir où aller, mais là est bien la question, parfois on ne s'est pas où on va, et ceci dans le seul but d'avancer et d'esperer retrouver son chemin comme la fin nous le montre avec sentimentalisme mais aussi humour; c'est d'ailleurs grâce à cette touche souvent présente que Hesher évite de tomber dans le simple mélodrame. Même si le film n'a pas tout bon, il est plein de sincérité et fait ainsi passer un sentiment de surenchère pouvant être présent. Une occasion de plus pour Joseph Gordon Levitt de confirmer ses indéniables talents d'acteur. Un film sur la rebéllion, sur l'attitude rock, et sur toutes ses choses qui nous ratrappent et que tout marginal qu'on soit, ne peuvent être mises de côté. Si Hesher n'est pas le film de l'année, il mérite toutefois d'être vu pour Joseph Gordon Levitt, pour l'émotion qu'il véhicule et pour le rock bordel !
7,5/10

CineyMetalBloggeur !

mercredi 17 août 2011

Aujourd'hui en salle : La piel que habito de Almodovar


La piel que habito[2] (en français : La Peau que j'habite) est un drame espagnol de Pedro Almodóvar, adapté du roman de l'écrivain français Thierry Jonquet, Mygale. Il fait partie de la sélection officielle du 64e festival de Cannes

Le film met en scène un éminent chirurgien Robert Ledgard dont la femme, victime d'un accident de voiture, a été brûlée vive. Durant douze années, il tente de créer une peau qui aurait pu sauver son épouse. Il réussit à créer et à garantir la viabilité de cet épiderme qui apparaît être d'une formidable résistance face aux agressions extérieures. Néanmoins, comme tout scientifique, le docteur Ledgard a besoin d'un cobaye, qui n'est autre que la fidèle patiente du chirurgien, Vera… Commence alors une expérience scientifique qui tourne à l'obsession et au perfectionnisme aidée par Marilia, la femme qui s'est occupée de lui depuis son enfance.


Critique :  On attendait avec impatience la sortie de ce nouvel Almodovar, qui semblait se démarquer des autres empreintant  un route bien différente, flirtant entre horreur, thriller et fantastique. Même si le film pourrait donner cette impression au premier abord, on retrouve sans trop forcer Almodovar avec ses obsessions, son style, et ses personnages. N'arriverions nous pas à l'aboutissement d'une reflexion dans un délire sanglant ? Si la question de l'identité sexuelle ( en particulier la transexualité ) a toujours fait partie des thèmes forts du réalisateur espagnol, il est ici au coeur même du film, légèrement déguisé, nous éffleurant de la lame de son scalpel. Il met ainsi en avant la force de la volonté, et la limite du pouvoir de l'homme sur ses semblables. Tu auras le corps mais jamais l'esprit. Une mise en scène à la précision chirurgicale nous emmène dans ce drame almodovarien qui feint la metamorphose mais ne tarde pas à nous dévoiler son vrai visage. Un film dans la lignée de l'artiste qui a su pousser les limites de sa réflexion audelà du réel et nous en donne une vision qui pour certains pourra sembler un peu lisse et froide tandis que pour d'autres ce sera deux heures sensationnelles. Si le bistouri ne vous effrai pas, prenez vite rendez vous avec le Docteur Banderas. 8/10

samedi 13 août 2011

Cette semaine en salle : La planète des singes- Origines



La Planète des singes : Les Origines ou La Montée de la Planète des Singes au Québec (Rise of the Planet of the Apes) est un film de science-fiction américain réalisé par Rupert Wyatt et sorti en 2011.
Il s'agit d'une préquelle à la saga La Planète des singes de Pierre Boulle, se penchant sur l'origine de l'intelligence des singes.
San Francisco, de nos jours. Le chercheur Will Rodman tente d'éradiquer la maladie d'Alzheimer en testant un sérum sur une femelle chimpanzé. Après un incident, sa progéniture est récupérée et élevée par Will au sein de sa propre maison où habite également son père, atteint lui-aussi de la maladie. En grandissant, le singe baptisé César deviendra de plus en plus intelligent : le sérum ALZ-112 développé par Will chez Gen-Sys et transmis génétiquement par sa mère a accru ses capacités cérébrales, lui permettant de percevoir le monde qui l'entoure ...


Critique : Au pays de l'image de synthèse, de l'animation et de la 3D; le préquelle de la planète des singes sort son épingle du jeu mais sans 3D et c'est tant mieux pour nous et notre porte-monnaie. Si il ne révolutionne pas le blockbuster et en garde les mauvaises habitudes, il nous offre aussi un film intelligent et réalisé avec soin. Ruppert Wyatt pour sa deuxième réalisation nous offre une brise fraîche dans la communauté de la grosse production américaine, avec un film au rythme bien établit, au scénario bien ficelé et à des singes épatants. Les situations sont souvent originales et les singes arriveraient presque à nous émouvoir, nous épargnant pour notre plus grand plaisir, les banalités habituelles des scénaristes américains. Alors on accepte de se laisser conduire dans cette aventure sympathique, qui pousse même parfois son récit à nous poser d'intéressantes questions (Alzheimer par exemple ). Si César n'en décrochera pas un, il a tout de même le mérite de nous maintenir dans le fauteuil pendant près de deux heures et c'est bien grâce à la nouvelle belle performance d' Andy Serkis. Si vous n'avez pas de zoo près de chez vous, n'hésitez pas à rendre visite à cette belle bande de chimpanzé, elle risque de vous impressioner! 7/10

mercredi 10 août 2011

Aujourd'hui en salle : Melancholia de Lars von trier



Melancholia est un film dramatique écrit et réalisé par Lars Von Trier, sélectionné en compétition au Festival de Cannes 2011 où il gagne le Prix d'interprétation féminine, attribué à Kirsten Dunst.

Après la destruction de la Terre, un flash-back sur deux sœurs, Justine et Claire (Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg) éloignées l'une de l'autre. Durant la première partie, le film s’intéresse au mariage de Justine et Michael (Alexander Skarsgård). Après le mariage, Justine devient mélancolique tandis que la Terre entre en collision avec une autre planète.

Critique : Le très attendu Melancholia montre enfin le bout de sa planète. Après que son créateur ( LVT ) annihile ses chances de palme d'or à cannes et ainsi laisse, par la même occasion, le champ libre à The tree of life; on ne pouvait ignorer cette oeuvre singulière. Dans un ton bien différent, mais pourtant consituant un dyptique, Melancholia fait suite au très contreversé Antichrist et perpétue ainsi l'expression de la souffrance de son réalisateur, bien que cette fois, avec beaucoup plus de virtuosité. Fidèle à Antichrist, LVT débute son film avec un prologue tonitruant, aux ralentis fascinants, aux images magnifiques, illuminant nos yeux de métaphores du vide; nous annonçant déja la fin car la n'est pas l'enjeu, ce dernier étant bel est bien ces deux soeurs, pièce maitresse de chacune des deux parties du film. La première ,se concentrant sur la mariée (kirsten dunst) ,nous montre se personnage insaisissable, quasi animal, qui n'obéit qu'à ses envies et détruit tout ce qui l'entoure, jusqu'à se trouver seule, ne pouvant alors que se détruire elle même. Ce qui nous amène à la deuxième partie, si la première traité la mélancholie, celle ci , sous les traits de Claire (charlotte gainsbourg) parle de l'angoisse qui conduit au désespoir, tandis que mélancholique et dépressive, la mariée reste inébranlable face à leurs funestes destins. L'absence d'épilogue se justifie de lui même. C'est avec beaucoup de justesse et de sensibilité que LVT aborde son film, et nous enmène dans une psychanalyse SF à l'ambition bien aussi marquée que celle de the tree of life. Une Oeuvre, victime de son créateur à Cannes, car celui qui crée, a aussi le droit de détruire, espérons que les spectateurs aillent au delà de ça.
9/10

samedi 6 août 2011

Gros plan sur Deep end !


Deep End est un film britannico-polonais réalisé par Jerzy Skolimowski, sorti en 1970.

Mike, un adolescent londonien, se fait embaucher faute de mieux dans un bain public. Il y fait la connaissance de Susan qui y est également employée. Peu à peu Mike en tombe amoureux, mais Susan a de multiples aventures et le taquine...

Critique : Une fresque juvénile bercée par la culture pop des années 60, un pamphlet sur l'adolescence, une toile de maître, une ode à l'amour innocent; deep end est tout ça à la fois. Le film se nourrit de ses couleurs primaires qui se mélangent et s'enlassent pour s'unir; une metamorphose de l'insouciance. C'est avec humour et justesse que skolimowski aborde ces grandes thématiques, et nous envoûte avec la belle mélodie de Cat stevens. C'est un amour à la fois pure et superficiel, bercé d'illusions, qui nous est exposé avec justesse dans un final magnifique, entre impressionisme pictural et surréalisme. On sort ébloui de se tourbillon d'émotions, de couleurs et de corps qui s'agittent au gré de notre regard. Un chef d'oeuvre. 9.5/10

jeudi 4 août 2011

Coup de Coeur DVD : Never let me go


film américain réalisé par Mark Romanek, adaptation du roman Auprès de moi toujours, écrit par Kazuo Ishiguro  Avec Carey Mulligan : Kathy Andrew Garfield : Tommy Keira Knightley : Ruth 

Trois amis, élevés dans un pensionnat à l'écart du monde, découvrent qu'ils sont en réalité des clones dont l'existence a pour unique objectif le don de leurs organes... Vivre avant de mourir, tel sera leur combat, leur désir, leur espoir et leur désespoir.

Critique : On retrouve ici le thème déjà abordé dans le très mauvais The island, mais cette fois  avec finesse, sensibilité et humanité. Un film au scénario épuré, à la mise en scène réglée et aux cadres léchés.  Never let me go est parfaitement "propre", un peu trop d'ailleurs et c'est là son principal défaut. Néanmoins on est tout au long du film conduit avec justesse vers une issue inévitable; la fatalité façe à la pureté de l'innocence et de l'espoir. Un sujet qui n'est pas si loin de nous, et qui sera peut être encore bien plus proche dans les années à venir. Le réalisateur reste honnête avec le spectateur et offre un dénouement à la hauteur de l'oeuvre. L'émotion est bien présente mais ne se complait pas pour autant dans des procédés tire-larmes mais le plus souvent avec subtilité. Si Never let me go ne sort pas des sentiers battus et ne prend pas de risques, il n'en reste pas moins très bon avec une palette d'acteurs fantastiques à la sincérité réelement émouvante.
8/10

Zoom sur Balada triste de trompeta !


 

Certes c'est avec beaucoup de retard que nous évoquons se film, mais il vaut mieux tard que jamais. Un film qui nous plonge dans l'espagne de franco, mettant en scène l'affrontement de deux clowns pour l'amour d'une femme...

Critique : Percuttant des les premières minutes, le ton est donné, le style aussi. Un film sans conteste à l'esthétique remarquable et au scénario radical. Il est clair que De la iglesia sans sort mieux qu'avec Crime à Oxford, en nous livrant une oeuvre qui sort des sentiers battus mais reste pourtant aussi imparfaite que le visage de ces deux clowns. Le réalisateur oscille entre coups de génies et coup dans l'eau et s'engouffre dans un final grandilloquant qui nous épuise à la fois dans son montage calamiteux et dans sa démesure. Une oeuvre qui malgré ses nombreux défauts respire l'authenticité, superposant le combat pour une femme et celui pour un pays, jusqu'à ce que tout devienne sale et laid, et que la mort devienne seule issue. Dommage que le film finisse par s'aliéner lui même en allant de surenchère en surenchère sans jamais vouloir s'arrêter. Une spirale clownesque.
5.5/10